Reviews

Oath

Avis de L'Arbre

Oath : Chronicles of Empire and Exile
le prochain jeu de Cole Worhle, chez Leder Games

C’est quoi la première impression que vous avez eu après avoir joué à Root ? Moi, c’était un mélange de Wow quel univers incroyable, y’a une histoire épique qui s’écrit sous mes yeux, de Mais c’est vraiment possible d’établir une stratégie en tenant compte des autres dans ce bourbier ? et surtout de Mais bordel c’est fou, j’ai jamais joué à un jeu comme ça ! Et ben Oath, ça m’a fait un peu le même effet. J’en suis à ma 4ème partie, et il fallait bien ça avant de vous faire un retour un tant soit peu consistant.

Le principe

Un joueur est le Chancelier, le pouvoir en place, l’Empire légitime car il est le Gardien du Serment. Et vous souhaitez le rester ! Gardez à distance tout ce petit monde qui voudrait vous piquer votre place, jusqu’à ce qu’ils abdiquent. Ils sont trop tenaces ? Offrez leur la Citoyenneté ! Mais attention, l’un d’entre eux pourrait devenir votre propre Successeur

Les autres joueurs sont les Exilés, ils veulent renverser l’Empire. Pour prendre le pouvoir, vous cherchez à être plus légitime que le Chancelier, en devenant Usurpateur du Serment, mais ça tout le monde le sait… Alors avancez cachés, devenez Visionnaires, et prenez le pouvoir en obtenant la Faveur du peuple, en amassant des précieuses Reliques, grâce à la Conquête de nombreux territoires, ou bien en détenant Le plus Sombre des Secrets

Une partie, c’est bien

Les mécaniques sont assez simples, à votre tour vous avez un certain nombre de points d’actions que vous dépensez principalement pour : – Rechercher des cartes, dans la région où vous vous trouvez ou dans le Monde – Commercer avec les habitants, pour obtenir des faveurs ou des secrets : – Recruter des troupes et faire campagne contre un autre joueur, ses reliques ou ses territoires – Voyager vers un des 8 sites, explorés ou non…

Lors de votre première partie vous serrez probablement un peu perdu. L’éventail des possibles est immense, chaque carte dans votre main ou sur le terrain peut vous apporter un avantage considérable, et les chemins pour parvenir à vos obscures ambitions sont nombreux.

Plein de parties, c’est mieux

Dès la 2ème partie, tout devient plus limpide. On commence à mieux cerner les différents objectifs possibles et à appréhender l’articulation entre chaque élément, notamment : – L’importance des Conseillers que vous recrutez, leurs pouvoirs et leurs familles – Le principe d’économie fermée avec les 6 familles d’habitants – Les batailles, les cibles potentielles d’une campagne, les bénéfices immédiats et futurs.

Mais c’est bien là, après quelques parties, qu’on prend toute la mesure de ce jeu. Il y a plus de 200 cartes, toutes différentes, mais vous en utiliserez probablement qu’une vingtaine par partie. Oath c’est le sens initial du mot Héritage, où le résultat de votre 1ère partie impactera les suivantes, et ainsi de suite. Un genre de campagne infinie, sans nécessité de garder les mêmes joueurs autour de la table. Le monde et ses paysages se transforment sous vos yeux.

L’Empire à gardé son Serment ? Il pourra construire un Édifice, attirer davantage d’habitants des famille alliées, et commencera la prochaine partie en contrôlant de nombreux sites. Un Exilé à pris le pouvoir ? L’ancien Empire sera en ruine, Chancelier et Citoyens seront exilés, et un nouvel Empire sera fondé dans la Région du vainqueur.

Oath, c’est un jeu de conquête du pouvoir, à fortes interactions, à retournements de situation. C’est l’histoire d’une contrée lointaine, de ses habitants des plus orthodoxes aux plus marginaux, de ses places publiques à ses recoins les plus mystérieux… Ça raconte comment le pouvoir est passé de main en main sur plusieurs générations.

Je ne suis pas certain que ce jeu soit à destination de tous. Il n’est pas complexe par ses mécaniques mais par le champ des possibles qu’il offre. Il est exigeant, frustrant aussi, parce que chaque action coûte cher, parce qu’on aimerait bien changer nos conseillers, parce qu’on aimerait activer tous les pouvoirs de cartes… Mais Wow ! C’est furieusement intelligent ! Et comment ne pas le souligner, encore une fois, c’est sublimé par les fantastiques illustrations de Kyle Ferrin qui nous plongent dans un univers merveilleux et inventif.

Vous pouvez convier 1 à 6 joueurs à la table, probablement optimal à 3-4-5. Comptez de 1 à 3 heure de jeu, indépendamment du nombre de joueurs. Il devrait arriver début 2021 pour les contributeurs, il reste encore quelques jours pour le précommander, si ce que je vous ai raconté vous parle, mais si vous avez l’occasion de tester avant c’est mieux :smile:

 

Similar Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *