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Wishland

Avis d'Ezekiel

Hier soir, première partie de Wishland, kickstarter fraîchement reçu. Il s’agit d’un jeu de collection de carte sur fond de pose d’ouvriers, où chaque joueur devra « construire » son propre parc d’attraction.

:gem: Matos et esthétique : Les graphismes sont chatoyants et sympathiques, bien qu’un peu « naïfs ». Il y a un côté enfantin qui colle au thème, mais qui trompe un peu sur la marchandise. Le jeu est plus complexe qu’il n’y paraît.

Un grand plateau permet d’un côté de mettre en place toutes les cartes disponibles à l’achat, et de l’autre de placer tous les curseurs et compteurs nécessaires. Le tout paraît très fouillis de prime abord, mais est relativement clair et pratique. :thumbsup:
 
Un beau plateau coloré et rempli d'informations.

Ayant une version KS, j’ai donc des pièces en métal, mais les pièces en carton de base sont très épaisses, et le matériel est globalement de qualité.

En revanche, concernant l’édition… :face_with_raised_eyebrow: Je crois que le jeu est une vitrine de petites erreurs d’édition qui auraient pu être facilement évitées. Heureusement, aucune n’est grave et rien n’empêche de profiter du jeu, mais on est quelque part entre :man_facepalming: et :laughing: au fur et à mesure qu’on les découvre. Dans la règle, certains titres n’ont pas été traduits et son encore en espagnol, des espaces manquent par endroit, des phrases ont des tournures bizarres (voire contradictoires ! heureusement qu’il y a des exemples :sweat_smile: ), il manque certaines cartes dans le détail des explications, le scoring de fin de partie n’est pas élégant, pas intuitif et inutilement alambiqué, le livret de règles est bizarrement articulé, les aides de jeu ne sont qu’en anglais, il manque parfois des symboles pour comprendre tel ou tel effet, quelques meeples étaient cassés, j’ai dû les recoller… Bref. Rien de grave au final, mais on sent le travail « maison ». On va voir les choses du bon côté et dire que ça donne un certain charme au jeu ! :laughing:

:gear: Thème et mécanique : Chaque joueur incarne donc un entrepreneur qui devra construire du mieux possible son parc d’attraction, afin d’avoir le plus de points de victoire à la fin.

Niveau immersion, on s’arrête là car très franchement, on ne se sent pas vraiment construire un parc… C’est ce qui m’a déçu, car j’ai principalement backé le jeu pour son thème. :confused: Mais le jeu est tout de même bon et agréable, notamment grâce à sa mécanique de base.

Le but est de se construire un tableau de cartes de différents types et comprenant différents symboles. Un type sera axé « revenu financier », un type « multiplicateur de PV », un type « scoring brut », un type « scoring spécial »… Bref, il s’agira d’acheter les bonnes cartes au bon moment pour ne pas manquer d’argent ni d’ouvrier, tout en maximisant ses PV. Ces PV seront générés par des combos entre les différents symboles des cartes qui se multiplient entre eux, et dont il faudra aussi tenir compte. Beaucoup de choses à considérer !

Le principe de base de la pose d’ouvrier est là : à mon tour, je pose un gugusse devant un type de carte, ce qui me permet d’acheter la carte de mon choix et de la placer sur mon tableau. Simple. :slight_smile:

Un tableau composé uniquement des cartes achetées.

Le twist au centre du jeu, et qui lui donne toute sa saveur, c’est que si un autre joueur veut aussi se placer au même endroit, il aura le droit mais devra placer un ouvrier de plus, donc 2. Si le troisième joueur veut faire de même, il en placera 3, etc.

De plus, tout le monde ne récupère pas ses ouvriers en même temps. La fin d’une manche donne un revenu financier et renouvelle les cartes à acheter, mais les ouvriers restent en place, et il faudra dans tous les cas dépenser un tour entier pour reprendre ses bonhommes. Le timing sera donc extrêmement important ! Est-ce que je les récupère maintenant ? Est-ce que je les laisse un tour de plus en me contentant d’acheter une carte moisie, juste pour que mon adversaire soit bien embêté ? Est-ce que je temporise pour forcer mon adversaire à récupérer ses ouvriers, et ainsi me laisser le champ libre pour acheter plus facilement des cartes ?

D’autant plus qu’à partir d’un certain moment, il sera possible de poser volontairement plus d’ouvriers que nécessaire pour pouvoir payer moins cher la carte voulue… Ce qui engendrera généralement moultes protestations chez vos adversaires. :laughing:

Résultat, même à deux joueurs, et même s’il semble y avoir de la place, on se gêne beaucoup, on s’observe, il y a une vraie interaction qui se met en place. C’est très plaisant ! :yum:

Je pense qu'à 4 joueurs, il va falloir un peu de place...

:brain: Ressenti global et conclusion : D’abord parti sur un sentiment de déception à la lecture des règles, ce sentiment s’est dissipé avec l’interaction générée par la pose des ouvriers au fur et à mesure de la partie. Ca se tend, ça se jauge, ça se tire dans les pattes, c’est vraiment sympa.

De nombreux axes stratégiques sont possibles et donnent envie d’y revenir. Il est compliqué d’optimiser complètement son tableau, et la rapidité des tours limite l’énergie à investir dans la réflexion. Le jeu est donc plutôt fluide et rapide, ce qui est une bonne chose. 1h à deux joueurs.

Pour finir, des petits modules peuvent s’ajouter pour renouveler le jeu. Des objectifs variables, des cartes de rôles pour chaque joueur… C’est bienvenu.

Bon, on va pas se mentir, on n’est pas non plus sur quelque d’hyper novateur qui restera dans les annales. :sweat_smile: Mais on y reviendra avec plaisir et je ne regrette pas d’avoir backé à l’époque !

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